L’eau, le froid et l’humidité : les ennemis du high-tech


L’eau, le froid et l’humidité : les ennemis du high-tech

Les conditions idéales pour le stockage de données

Le refroidissement est nécessaire au fonctionnement d’un ordinateur face à la tendance de ses composants à chauffer. Mais le froid mêlé à l’humidité sera tout autant nocif au matériel informatique qu’une chaleur extrême. Il faut donc savoir placer le curseur au bon endroit pour éviter ce genre de problématique… et réagir rapidement en cas de présence de liquide dans un appareil high-tech.

La condensation, la menace de l’intérieur

La condensation est la transformation de l’humidité contenue dans l’air vers un état liquide. Elle peut se produire à l’intérieur même de votre matériel informatique, et avoir des conséquences irrémédiables. Car lorsque l’eau ainsi formée entre en contact avec les composants électriques que renferme un ordinateur ou un serveur, le risque est fort que se produise un court-circuit. Et les conséquences peuvent être graves, avec des composants oxydés, endommagés voire grillés. Sur un disque dur, un court-circuit a souvent pour effet de griller le PCB et le bloc de têtes de lecture.

Une atmosphère saine pour préserver vos appareils de l’humidité

Le problème, c’est que la condensation ne s’arrête pas à la porte des bâtiments. Elle a besoin d’humidité et de faibles températures, des conditions réunies dans une pièce mal aérée, mal isolée ou mal chauffée. Des lieux à éviter pour votre matériel informatique. Ce dernier étant rarement étanche, l’humidité y pénètre aisément, tout comme le froid. Et le phénomène de condensation peut ainsi s’y développer. Et il suffit d’une goutte d’eau pour provoquer un court-circuit…

Le taux d’humidité idéal pour une pièce abritant des équipements informatiques se situe entre 40 et 60%. Au-delà, le risque de condensation est élevé. Mais en deçà, c’est une autre menace qui plane : celle d’une décharge électrostatique. Une décharge d’électricité vers la terre se produit en effet lorsque l’environnement est à l’inverse trop sec (sous les 35% d’humidité généralement). Et elle peut particulièrement endommager les circuits imprimés, comme le PCB d’un disque dur.

Appareil mouillé : adoptez les bons réflexes !

Un smartphone qui tombe dans l’eau, un liquide versé par inadvertance sur une tablette ou un PC : c’est une sérieuse alerte pour sa santé, mais il n’est pas trop tard pour agir. Mieux vaut réduire au plus vite son séjour dans l’eau et couper son alimentation (ou retirer sa batterie lorsque c’est possible), puis le sécher pour chasser tout risque d’infiltration. S’il s’agit d’un appareil sous tension, il faut l’éteindre immédiatement pour éviter le court-circuit. Il est conseillé de retirer les éléments amovibles s’il s’agit d’un appareil nomade, pour absorber les traces d’humidité avec un linge adapté. Enfermer un smartphone dans un sac hermétique rempli de riz est une méthode efficace pour absorber l’eau. Pour un ordinateur portable, l’idée est de le positionner façon « tente » pour faciliter l’égouttement.

S’il s’agit d’un disque dur, l’usage du sèche-cheveu est proscrit ! Il pourrait avoir un effet dévastateur sur les données stockées et les rendre irrécupérables…

Disque dur au congélateur : gare au mythe

Sur les forums, il n’est pas rare de trouver ce remède de grand-mère pour un disque dur HS : le mettre au congélateur dans un sac hermétique pendant quelques minutes ou quelques heures favoriserait la récupération des données, en resserrant les têtes de lecture. Rappelons-le, ceci est une légende urbaine qui aujourd’hui ne peut faire que du mal au disque dur.