La récupération de données en salle blanche

Pièces de disques durs

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Préambule : Une salle blanche (ou salle propre selon la norme) est une pièce dont les différents paramètres tels que la concentration de particule dans l’air, la température, l’humidité et la pression relative sont maîtrisés. Les salles blanches sont utilisées dans des domaines spécifiques tels que la biologie, la recherche médicale, l’aérospatial et la fabrication de pièces sensibles aux contaminations.

Pourquoi ouvrir des disques durs en salle blanche ?

Dans notre domaine, les particules dans l’air et les ondes électro-statiques sont néfastes pour les plateaux (les zones contenant les données) des disques durs. A l’échelle d’un plateau, une poussière est l’équivalent pour un être humain, d’une montagne. La surface d’un plateau étant parfaite et sans aucun sillon, le passage de l’air entre la poussière et le plateau est impossible. Cette poussière peut coller de manière définitive et créer une “bosse” sur le plateau.

Avec la rotation du moteur et le balayage effectué par le bloc de têtes de lecture la collision entre la poussière et le bloc de têtes de lecture entraînera la destruction et la déformation du bloc de têtes, pouvant ainsi heurter la surface des plateaux et anéantir toute chance de récupérer des données.

Le plateau, le PCB (carte électronique) tout comme le bloc de têtes de lecture sont des éléments sensibles. Un choc électrique ou statique peut les détruire. C’est pourquoi notre salle blanche, tout comme l’équipement porté par nos techniciens, ingénieurs ainsi que les outils, sont étudiés ESD (Electro-Static Discharge ou « Décharge Électrostatique » en français).

Et après ?

Une fois ouvert dans un milieu sain, nous réalisons le diagnostic du disque dur. Cette étape consiste a relever les anomalies et dégradations du média, d’estimer la main d’oeuvre et les pièces requises pour opérer puis de présenter une proposition commerciale adaptée.

Une fois opéré, nous dirigeons le bloc de têtes de lecture sur les zones saines du disque puis nous nous rapprochons progressivement vers les zones faillibles (imperfections, impacts, rayures…) Ce procédé permet de maximiser les chances de réussite et de garantir un volume de données dupliqué plus important.

L’analyse logique

Lorsque la duplication est terminée, il est nécessaire d’analyser la logique des données brutes copiées. Notre mission première consiste à relier le ou les secteurs défectueux aux fichiers pour dresser un listing des fichiers sains et des fichiers dégradés. Certains fichiers connus dégradés peuvent êtres réparés (Exemple : messagerie Outlook). Si les fichiers défectueux altèrent les partitions du disques, nous les reconstruisons complètement ou partiellement en fonction des dommages.

Enfin, les données sont transférées vers un disque dur ou un NAS neuf puis remises au client.

hdd

Le protocole de récupération de données